Ari Bayuaji (né en 1975) est un artiste indonésien qui s'est installé au Canada en 2005. Partageant son temps entre Montréal et Bali, l'artiste est connu pour son travail d'installation qui transforme des objets trouvés provenant du monde entier. Ses œuvres figurent dans les collections de la Fondation Agnès B. à Paris, du Coral Triangle Center à Bali, du Musée des beaux-arts de Montréal et du Musée national des beaux-arts du Québec, entre autres. Son travail a été présenté dans le cadre d'expositions individuelles internationales, notamment au Warin Lab Contemporary à Bangkok (2022), à The Esplanade - Theatres on The Bay à Singapour (2014 et 2019), à Nunu Fine Art à Taipei (2018 et 2021), au Parkhaus im Malkastenpark à Düsseldorf (2018) et dans le cadre de résidences avec la Fondation Agnès B. à Sainte-Alvère (2017), le Kunsthal Rotterdam (2017) et la Redbase Foundation à Jogjakarta (2016). Sa série Weaving the Ocean fera l'objet de prochaines expositions personnelles à la Nanyang Academy of Fine Arts de Singapour, à la Mizuma Gallery de Singapour, à la Bega Valley Regional Gallery of New South Wales, à la Redbase Gallery de Sydney, à Art Jog à Jogiakarta, au Projet Casa et à Pierre-François Ouellette art contemporain à Montréal.

 

 

Au sujet de la série Weaving the Ocean (2020-en cours) :

Cette série transforme les jets à la mer ("jetsam")  - cordes en plastique démêlées des racines des palétuviers le long de la côte indonésienne -  en tapisseries d'une beauté obsédante inspirées par la riche culture textile du pays d'origine de l'artiste.

Esthétiquement attrayantes, les tapisseries de Bayuaji sont le résultat d'un processus créatif de récupération et de recyclage. L'artiste et des assistants recrutés localement parcourent le littoral de Bali afin de collecter et de nettoyer des cordes en plastique colorées échouées sur le rivage, puis de les démêler en fils fins. En collaboration avec un atelier de tissage traditionnel balinais, Bayuaji conçoit et crée des pièces textiles uniques dans le respect de l'environnement, tout en apportant une sécurité financière aux artisans et aux économies locales qui ont subi l'impact négatif de la pandémie mondiale. La pratique sculpturale de Bayuaji, tout aussi étonnante, s'inspire également des détritus de l'océan comme matériau de base - notamment des cordes, des minéraux et d'autres éléments qui s'échouent sur le rivage.