Positions Berlin Art Fair 2026

10 - 13 Septembre 2026 
Présentation

[Die deutsche Übersetzung folgt] La galerie Pierre-François Ouellette art contemporain est fière de participer pour la 3e année consécutive à la foire Positions Berlin Art Fair et de présenter des oeuvres de la séries Lignes de l'artiste montréalais Jérôme Fortin et une installation spéciale d'oeuvres de l'artiste berlinoise Ernstina Eitner. La galerie remercie l'historienne de l'art Arianne Léonard pour le texte de présentation de la série Lignes de Jérôme Fortin et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec pour son appui financier.

 

Jérôme Fortin est né à Joliette (Québec)  en 1971, il vit et travaille à Montréal. Depuis 1996, il a présenté plus d’une douzaine d’expositions personnelles à Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto et Montréal. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Istanbul, Berlin, Bologne, Bruxelles, Paris, Cuba, Barcelone, Beijing et New York. Plusieurs résidences d’artiste sont à son parcours, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York), Fondation Christoph-Merian (Bâle), Fonca (Mexico D.F.), la Cité internationale des arts (Paris), Ludwig Foundation de Cuba (La Havanne), Tokyo Wonder Site (Tokyo) . En 2007, les travaux de Fortin ont fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot de la ville de Montréal. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Pretoria art museum, National Museum of China, Bibliothèque et archives nationales du Québec, Banque d’oeuvres d’art du Conseil des arts du Canada, Ville de Montréal, d’entreprises et particulières. Fortin  est le coordonateur du programme des arts visuels au Cégep du Vieux-Montréal.

 

LIGNES : UNE INVITATION À SUIVRE LE CHEMIN DE LA MAIN

La ligne 

Elle avance 

Elle recule

Dynamique 

Désarticulée 

Dansante 

Flottante 

Horizon dans un paysage blanc et imaginaire

Accordéon de nuances

Origami cerf-volant

Ponctuation spatiale 

Jeux de pliages

Jeux de métamorphoses

Ligne empreinte

Ligne, mémoire des gestes

Ligne de vie

 

À l’origine de la série Lignes se trouve toujours le même point de départ : une bande de papier rectangulaire aux dimensions identiques. Jérôme Fortin la plie et la replie plusieurs fois. Puis, il imprime ce pliage et ne conserve que son empreinte. Cette dernière constitue le coeur et le motif de cette série intimiste. L’artiste multiplie les possibilités de la même unité de base dans des compositions similaires. La série Lignes présente une multitude de variantes du même procédé plastique.

 

De loin, le regard saute d’une oeuvre à l’autre, d’une ligne à l’autre et suit un chemin pointillé. De près, l’unicité de chaque estampe se dévoile. Fortin crée, chaque fois, un petit labyrinthe visuel. Il s’amuse à construire des tracés géométriques délicats dans lesquels se cachent des triangles, des rectangles, des trapèzes et des formes inventées. Les sillages blancs dans les compositions laissent deviner les endroits où le papier a été plié. Ils invitent le spectateur à décoder ces petites formes rythmées. L’oeil curieux scrute ces petits rubans ludiques et asymétriques. Il joue à suivre les motifs de gauche à droite, de droite à gauche. Où est le devant ? Où est le derrière ?

 

Le fond blanc fait ressortir les contrastes fins de chaque estampe. Sur la surface, les nuances de gris et de noir se déploient subtilement dans des chevauchements tantôt clairs, tantôt opaques. Le regard attentif décèle, dans les impressions, le grain du papier qui prend vie dans les superpositions et les textures. 

 

Avec Lignes, Fortin conserve sa signature visuelle tout en la renouvelant. Si, à maintes reprises, il a utilisé des papiers avec des motifs figuratifs (mangas, cartes routières, billets de loto, cahiers à colorier), il plonge ici dans l’abstraction. L’horizontalité, si caractéristique de son oeuvre, reste présente, mais se brise légèrement. Déjà, dans les séries Partita et Tabula rasa, il s’éloignait de la régularité des compositions des oeuvres antérieures dominées par les lignes horizontales et parallèles (Écran, Série grise). Avec Lignes, l’artiste pousse encore plus loin cette idée. Il valorise la singularité, l’irrégularité des formes et les lignes obliques. S’il fait évoluer son langage, Fortin reprend aussi des éléments qui lui sont chers : l'exploration du noir et blanc, la répétition des gestes, l’utilisation du papier et les jeux de transformation (Mamoru, Tondo, Extraits).

 

Minimaliste et épurée, la série Lignes révèle toute la créativité et l’ingéniosité de Jérôme Fortin. - Ariane Léonard, historienne de l’art - juillet 2026

 

Ernstina Eitner (née en 1992, vit et travaille à Berlin) s'intéresse aux phénomènes culturels, aux questions sociales et aux pratiques du quotidien. Sa pratique comprend principalement des objets, des œuvres textiles et des dessins, qu'elle réunit souvent au sein d'installations. Elle travaille avec une grande diversité de matériaux et de techniques, qu'elle puise dans différents contextes avant de les réinterpréter et de les développer dans le cadre de sa démarche artistique.

 

 

Ernstina Eitner a d'abord étudié à Kiel et à Szczecin, notamment auprès d'Antje Majewski, Sophie Reinhold, Michael Beutler et Olga Lewicka. Elle a obtenu son diplôme en beaux-arts en 2023 à l'Université des arts de Berlin, où elle a également reçu le titre de Meisterschülerin sous la direction d'Ina Weber. Elle y enseigne aujourd'hui.

 

Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions en Allemagne et à l'international, notamment à Laura Mars Gallery (Berlin, Allemagne), au Kunstraum Hase29 (Osnabrück, Allemagne), à la Maison de la culture Janine-Sutto (Montréal, Canada), au Künstlerhaus Bregenz (Autriche) ainsi qu'au Barkenhoff/Große Kunstschau (Worpswede, Allemagne).

En 2026, elle a obtenu une résidence d'artiste de la GEDOK Schleswig-Holstein à Lübeck et a participé à une résidence en duo au Projektraum Dose à Hambourg. En 2025, elle a été artiste en résidence à Villa Fohrde. La même année, elle a bénéficié d'une bourse du Projektfonds Kulturförderung Friedrichshain-Kreuzberg (fonds culturel de l'arrondissement de Berlin-Friedrichshain-Kreuzberg) pour la réalisation de l'exposition PASSEN. En 2023, elle a été nommée pour le prix L102.art.

 

Dans sa pratique artistique, Ernstina Eitner explore de manière récurrente les questions de l'origine et de l'influence culturelle. Son travail prend appui sur des savoir-faire artisanaux, des coutumes, des traditions culinaires et des récits que sa famille germano-russe de la mer Noire a apportés du Kazakhstan. Elle les étudie, reconstitue ce que l'on croyait perdu et se réapproprie des savoirs hérités. Les œuvres qui en résultent portent les traces d'une histoire familiale tout en affirmant leur propre autonomie.

 

L'exposition présente une sélection d'œuvres issues de trois séries distinctes.

Les Bindelarven/Schutzobjekte (Larves liées / Objets protecteurs) sont réalisées d'après le modèle de poupées que les femmes de la famille de l'artiste confectionnaient autrefois au Kazakhstan pour marquer la fin de l'hiver et accueillir l'été. Ernstina Eitner s'est réapproprié ce rituel en le détournant afin de se débarrasser de créatures indésirables. Cette série propose une réflexion à la fois humoristique et critique sur la pensée magique, en particulier dans la culture post-soviétique.

La série Mutterzungen (Langues maternelles) réunit des formes brodées qui évoquent des plats traditionnels tout en pouvant être lues comme des signes. Les recettes se transmettent et se préservent au sein des familles; elles révèlent souvent davantage sur les origines que la langue parlée. Les histoires personnelles et les identités peuvent être effacées lorsque la langue maternelle est soumise à l'arbitraire politique ou aux conséquences de la violence coloniale. À l'inverse, la culture culinaire rend visibles les continuités et les métissages. Le titre ramène la langue maternelle au corps : de ce qui est parlé à ce qui est goûté.

Les œuvres Drei Rubel (Trois roubles) et Überwintern (Hiverner) sont liées selon la même technique que les balais fabriqués par les grands-parents de l'artiste au Kazakhstan. Ces petits balais à main, appelés veniki, constituaient alors une source de revenus essentielle : chaque année, ils en confectionnaient jusqu'à un millier, vendus trois roubles l'unité au marché voisin. Le père de l'artiste a appris cette technique de fabrication dans son enfance. Devenue inutile après l'installation de la famille en Allemagne, cette connaissance artisanale est progressivement tombée dans l'oubli. Ce n'est qu'au terme de nombreux échanges avec sa famille qu'Ernstina Eitner a pu la reconstituer et l'intégrer à sa pratique artistique. Ces balais appartiennent à un ensemble d'objets du quotidien dont elle s'est ainsi réapproprié les techniques de fabrication.

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Jérôme Fortin nutzt fuer die Herstellung seiner Druckgrafiken verschiedene Drucktechniken wie Siebdruck, Lithografie, Linolschnitt und Collagraphie. Einige seiner Druckplatten sind Bestandteil großformatiger, permanenter Kunstinstallationen im öffentlichen Raum, die er im Rahmen von Québecs Programm zur Integration von Kunst in die Architektur realisiert hat

Darüber hinaus arbeitet er im Bereich der Skulptur. Für seine Assemblagen entfremdet er Alltagsgegenstände wie Korken, Plastikflaschen, Bücher oder Streichhölzer und verwandelt sie in Anspielungen auf Blumen, Muscheln, Schmuckstücke und Amulette, wie sie einst in den Wunderkammern des 15. Jahrhunderts gesammelt wurden.

 

Jérôme Fortin nimmt regelmäßig an bedeutenden nationalen und internationalen Kunstausstellungen teil. Seine Werke waren unter anderem in Einzelausstellungen in Prag, Pretoria, Tokio, Paris, Washington und Toronto zu sehen. 2007 widmete ihm das Musée d’art contemporain de Montréal eine Einzelausstellung. Darüber hinaus war er an zahlreichen Gruppenausstellungen beteiligt, etwa in Istanbul, Berlin, Bologna, Brüssel, Paris, Havanna, Barcelona, Beijing, Mexiko-Stadt und New York.

 

2004 wurde Jérôme Fortin mit dem Pierre-Ayot-Preis ausgezeichnet. Seine Werke befinden sich in bedeutenden öffentlichen Sammlungen, darunter das Musée d’art contemporain de Montréal, das Musée national des beaux-arts du Québec, das Musée d’art de Joliette, das Pretoria Art Museum, das National Museum of China, die Bibliothèque et Archives nationales du Québec, die Art Bank des Canada Council for the Arts sowie die Kunstsammlung der Stadt Montréal.

 

LINIEN: EINE EINLADUNG, DEM WEG DER HAND ZU FOLGEN

Die Linie

Sie schreitet voran
Sie weicht zurück
Dynamisch
Fragmentiert
Tanzend.
Schwebend.
Ein Horizont in einer weißen, imaginären Landschaft
Ein Akkordeon aus Nuancen
Origami-Drachen
Räumliche Interpunktion
Faltspiele
Verwandlungsspiele
Linie als Spur
Linie als Gedächtnis der Gesten
Lebenslinie

 

Am Ursprung der Serie Linien steht stets derselbe Ausgangspunkt: ein rechteckiger Papierstreifen mit identischen Maßen. Jérôme Fortin faltet und entfaltet ihn mehrfach. Anschließend druckt er die Faltung und bewahrt lediglich deren Abdruck. Dieser bildet das Herzstück und das zentrale Motiv dieser intimen Werkserie. Der Künstler erkundet die vielfältigen Möglichkeiten, die einer einzigen Grundeinheit innewohnen, und erschafft so eine Reihe miteinander verbundener Kompositionen. Linien präsentiert eine Vielzahl von Variationen desselben bildnerischen Verfahrens.

 

Aus der Ferne springt der Blick von Werk zu Werk, von Linie zu Linie, und folgt einem gepunkteten Pfad. Aus der Nähe offenbart sich die Einzigartigkeit jedes einzelnen Drucks. Fortin erschafft jedes Mal ein kleines visuelles Labyrinth. Mit spielerischer Leichtigkeit entwickelt er feine geometrische Linienführungen, in denen sich Dreiecke, Rechtecke, Trapeze und erfundene Formen verbergen. Die weißen Spuren innerhalb der Kompositionen lassen erahnen, wo das Papier gefaltet wurde. Sie laden die Betrachtenden dazu ein, diese kleinen rhythmischen Formen zu entschlüsseln. Der neugierige Blick bleibt an diesen verspielten, asymmetrischen Bändern haften und wandert ihren Mustern folgend von links nach rechts und wieder zurück. Wo befindet sich die Vorderseite? Wo die Rückseite?

 

Der weiße Hintergrund hebt die feinen Kontraste jeder Druckgrafik hervor. Auf der Oberfläche entfalten sich die Nuancen von Grau und Schwarz subtil in Überlagerungen, mal hell und transparent, mal dicht und opak. Der aufmerksame Blick erkennt in den Drucken die Struktur des Papiers, die in den Schichtungen und Texturen lebendig wird.

 

Mit Linien bewahrt Fortin seine charakteristische Bildsprache und erneuert sie zugleich. Während er in zahlreichen früheren Arbeiten Papiere mit figurativen Motiven verwendete – Mangas, Straßenkarten, Lottoscheine oder Malbücher –, wendet er sich hier der Abstraktion zu. Die für sein Werk so charakteristische Horizontalität bleibt erhalten, wird jedoch leicht aufgebrochen. Bereits in den Serien Partita und Tabula rasa entfernte er sich von der strengen Ordnungfrüherer Kompositionen, die von horizontalen, parallelen Linien geprägt waren (ÉcranSérie grise). Mit Linien treibt der Künstler diesen Gedanken noch weiter. Er rückt die Eigenständigkeit und Unregelmäßigkeit der Formen sowie die schräg verlaufenden Linien in den Vordergrund. Während sich seine Bildsprache weiterentwickelt, greift Fortin zugleich Elemente auf, die sein Werk seit Langem prägen: die Erforschung von Schwarz und Weiß, die Wiederholung von Gesten, die Arbeit mit Papier sowie das Spiel mit der Transformation (MamoruTondoExtraits).

 

In ihrer minimalistischen und reduzierten Form offenbart die Serie Linien die ganze Kreativität und den Erfindungsreichtum von Jérôme Fortin. - Ariane Léonard, Kunsthistorikerin

 

Ernstina Eitner (*1992, lebt und arbeitet in Berlin) setzt sich in ihren künstlerischen Arbeiten mit kulturellen Phänomenen, Gesellschaftsfragen und Alltagspraktiken auseinander. Ihr Werk umfasst vor allem Objekte, Textilarbeiten und Zeichnungen, die sie häufig zu Installationen zusammenführt. Dabei arbeitet sie mit einem breiten Spektrum an Materialien und Techniken, die sie aus verschiedenen Kontexten aufgreift und für ihre künstlerische Praxis weiterentwickelt.

 

Ernstina Eitner studierte zunächst in Kiel und Stettin – unter anderem bei Antje Majewski, Sophie Reinhold, Michael Beutler und Olga Lewicka – und schloss ihr Studium der Bildenden Kunst 2023 als Meisterschülerin bei Ina Weber an der Universität der Künste Berlin ab. Dort ist sie aktuell auch als Lehrbeauftragte tätig.

 

Ihre Arbeiten waren in zahlreichen Ausstellungen im In- und Ausland zu sehen – u.a. Laura Mars Gallery in Berlin (DE), Kunstraum Hase29 in Osnabrück (DE), Maison de la culture Janine-Sutto in Montreal (CA), Künstlerhaus Bregenz (AT) und Barkenhoff/Große Kunstschau in Worpswede (DE).

 

2026 erhielt sie ein Wohn- und Arbeitsstipendium der GEDOK Schleswig-Holstein in Lübeck und nahm an einer Duo-Residenz des Projektraums Dose in Hamburg teil. 2025 war sie Stipendiatin der Villa Fohrde. Im selben Jahr erhielt sie für die Ausstellung PASSEN eine Förderung des Projektfonds Kulturförderung Friedrichshain-Kreuzberg. 2023 war sie für den L102.art Prize nominiert.

Ernstina Eitner beschäftigt sich in ihrer künstlerischen Arbeit immer wieder mit Fragen nach Herkunft und kultureller Prägung. Ausgangspunkt sind dabei Handwerkstechniken, Bräuche, Esskultur und Erzählungen, die ihre schwarzmeerdeutsche Familie aus Kasachstan mitbrachte. Diese erforscht sie, rekonstruiert vergessen Geglaubtes und eignet sich weitergegebenes Wissen neu an. So entstehen Arbeiten, die Spuren einer Herkunftsgeschichte in sich tragen und zugleich etwas Eigenes behaupten.

 

Zu sehen ist eine Auswahl von Arbeiten aus drei verschiedenen Werkgruppen.

 

Die Bindelarven/Schutzobjekte sind nach dem Vorbild von Puppen gebunden, wie sie die Frauen in der Familie der Künstlerin einst in Kasachstan herstellten, um den Winter zu verabschieden und den Sommer zu begrüßen. Eitner hat sich das Ritual angeeignet und umgewidmet, um unliebsames Kleingetier fernzuhalten. Die Arbeit ist eine ebenso humorvolle wie kritische Auseinandersetzung mit magischem Denken – insbesondere in der postsowjetischen Kultur.

 

Die Serie Mutterzungen zeigt gestickte Formen, die auf Speisen verweisen und zugleich als Zeichen lesbar sind. Rezepte werden in Familien weitergereicht und bewahrt; sie verraten oft mehr über Herkunft als die gesprochene Sprache. Persönliche Geschichten und Identitäten werden überschrieben, wenn die Muttersprache politischer Willkür unterliegt oder Ergebnis kolonialer Gewalt ist. Die Esskultur hingegen macht Kontinuitäten und Hybriditäten sichtbar. Die Künstlerin setzt der Muttersprache die Mutterzunge entgegen.

 

Drei Rubel und Überwintern sind gebunden wie die Besen, die Eitners Großeltern in Kasachstan anfertigten. Vor allem die kleineren Handbesen, Veniki genannt, waren dort eine wichtige Einkommensquelle: Bis zu tausend Stück banden sie im Jahr, um sie auf dem nahegelegenen Markt für je drei Rubel zu verkaufen. Dem Vater der Künstlerin wurde das Besenbinden bereits als Junge beigebracht. Da es ihm in Deutschland nicht mehr von Nutzen war, geriet dieses Handwerkswissen in Vergessenheit und es war Eitner nur durch intensive Gespräche möglich, es wiederherzustellen und für ihre künstlerische Arbeit fruchtbar zu machen. Die Besen gehören zu einer Gruppe von Alltagsgegenständen, deren Herstellung sie sich auf diesem Weg neu angeeignet hat.