« Dans cette série de dessins, de vidéos et de sculptures, une juxtaposition du présent et du passé met en lumière la bataille intemporelle des femmes pour la liberté.
Les Amazones des bas-reliefs antiques, symbolisant les femmes guerrières, sont interprétées par les historiens comme représentant « les Perses » face aux Grecs. Elles sont ainsi désignées comme les Autres, les ennemies, les barbares, les faibles. Je les associe aux Iraniennes d’aujourd’hui, dont la lutte pour la liberté s’exprime à travers le mouvement de leur corps dans l’espace public, en dansant et en réalisant des gestes sportifs. Leurs armes sont leurs téléphones, qui captent et diffusent ces actions sur les réseaux sociaux, créant de nouvelles représentations et de nouvelles significations du courage et de la force au quotidien.
Je tiens à remercier Danielle Lysaught et Paul Hamelin pour la résidence d’un an qui a marqué le début de ce projet à Montréal, la résidence d’un mois à La Napoule, Jean-Philippe Thibault, mon allié de tous les jours, et mes amis Jean-François Gauthier et Maxime Bruneau pour leur soutien technique impeccable. » -LZ
Ce projet a bénéficié du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, que l'artiste remercie chaleureusement.

Née à Téhéran (Iran), Leila Zelli vit et travaille à Montréal. Détentrice d'une maitrise (2020) et d'un baccalauréat (2016) en arts visuels et médiatiques de l'UQAM, elle s'intéresse aux rapports que l'on entretient avec les idées « d'autres » et « d'ailleurs » et plus spécifiquement au sein de cet espace géopolitique souvent désigné par le terme discutable de « Moyen-Orient ». Elle crée des installations numériques « in situ » réalisées au moyen d'images, de vidéos et de textes souvent glanés sur internet et les réseaux sociaux. En résultent des expériences visuelles et sonores qui suscitent une réflexion sur l'état du monde, sur le rapport à l'Autre et sur la portée effective de nos gestes sur l'humanité.
Son travail a, entre autres, été présenté au Musée des beaux-arts de Montréal (Collection Arts du Tout-Monde), au Conseil des arts de Montréal (2019-2020), à la Galerie de l'Université du Québec à Montréal (2020,2019, 2015), à Dazibao (2023), à la Galerie Foreman de l'Université Bishop (2024) et à la Biennale de Toronto (2024). En novembre 2025, sa plus récente œuvre vidéo, intitulée Chaque rue raconte l'histoire d'une femme qui n'a pas eu peur, a été présentée en première lors de la foire Loop Barcelona.
Ses réalisations font désormais partie de la collection du Musée d'art contemporain de Montréal, de la collection du Musée des beaux-arts de Montréal, de la collection du Musée d'art de Joliette, de la collection du Musée Pointe-à-Callière, de la collection Prêt d'œuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, de la collection du Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, de la collection Desjardins, de la collection Hydro-Québec et de la collection de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Elle est lauréate 2023 du prix Lynne-Cohen et la lauréate 2021 de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.
Elle tient à remercier Danielle Lysaught et Paul Hamelin pour la résidence d'un an qui a marqué le début de ce projet à Montréal, la résidence d'un mois à La Napoule, Jean-Philippe Thibault, son allié de tous les jours, ainsi que ses amis Jean-François Gauthier et Maxime Bruneau pour leur soutien technique impeccable. Son projet a bénéficié du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, qu'elle remercie chaleureusement.
