À travers cette série, Bryan Beyung explore les transformations liées au déracinement, aux déplacements et à l’hybridité culturelle — la perte d’un lieu pour en habiter un autre. À travers des images de mue, de régénération et de floraison, il s’intéresse aux processus de transformation, d’adaptation et de reconstruction qui façonnent les identités. Influencé par les environnements qu’il traverse et le passage du temps, son travail observe ce qui persiste et ce qui disparaît à travers le changement.
Le travail de James Lee Chiahan explore les bouleversements provoqués par la perte d’un être cher. À travers les nuances du deuil, ses œuvres cherchent à révéler les poids et les dons qu’il porte en lui. Elles interrogent les tensions entre douleur et amour, perte et renouveau, obscurité et lumière, à travers la mémoire d’un être disparu et les reflets qu’elle laisse derrière elle.
À travers la peinture, l’exposition explore cet espace intermédiaire où identités et mémoires se redéfinissent. Les œuvres évoquent des moments de transition, laissant émerger un espace vivant où mémoire et devenir coexistent.
James Lee Chiahan (李佳翰, né à Taiwan en 1990) vit et travaille à Montréal. Ses médiums de prédilection sont la peinture à l'huile et les dessins au fusain. Il a aussi réalisé plusieurs murales dans des contextes publics et privés. Récemment, il a complété des murales pour BMO (2025, René-Lévesque et De Bullion, Montréal), Davies Ward Phillips & Vineberg LLP (2024, Montréal) et pour le quartier chinois de Montréal (2024, en collaboration avec Bryan Beyung). Il est aussi reconnu pour son travail en illustration, qui lui a valu de nombreux prix dont le American Illustration 43 (2024; 2025), le Prix du magazine canadien (2024), le Jackson’s Art Prize Shortlist (2024) et The Society for News Design (2024). Il compte parmi ses clients The New Yorker, The Washington Post, The Walrus, le New York Times et Apple. Ses œuvres font partie de collections privées dans le monde entier et ont été exposées au Canada et aux États-Unis. Il est finaliste du Kingston Prize 2025.
Bryan Beyung est un artiste visuel basé à Montréal. À travers la peinture, l’art mural et l’installation, il explore les thèmes de l’identité, de la mémoire et de la transmission liés à l’expérience diasporique. Sa pratique s’intéresse à l’impermanence, aux transformations culturelles et aux tensions entre tradition et modernité. Influencé par la photographie, le design graphique et la culture urbaine, il développe des récits visuels où se croisent mémoire personnelle et histoire collective. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries, festivals et résidences au Canada et à l’international. Ses murales sont visibles dans l’espace public à travers différentes villes dans le monde.
