Verdure


8 juillet - 26 août
Verdure: Alexandre Castonguay, Michel de Broin, Michel de Broin + Ève K Tremblay, Dil Hildebrand, Louis Joncas, Marie-Jeanne Musiol, Annie Thibault, Luc Courchesne, Marie-Josée Laframboise et Ed Pien

La galerie Pierre-François Ouellette art contemporain est heureuse de présenter son exposition estivale Verdure, du 8 juillet au 26 août 2006. L’exposition réunit des œuvres photographiques, des dessins, des peintures et une installation vidéo réalisés par les artistes Michel de Broin, Alexandre Castonguay, Luc Courchesne, Dil Hildebrand, Louis Joncas, Marie-Josée Laframboise, Marie-Jeanne Musiol, Ed Pien et Annie Thibault.

Verdure met en lumière les relations complexes entre l’observation et la représentation de la nature au moyen d’œuvres explorant les motifs de la forêt et de l’arbre, ainsi que leurs éléments constitutifs.Parmi la sélection d’œuvres photographiques figurent des images documentant des interventions artistiques effectuées dans des espaces boisés, qui véhiculent des sous-entendus de nature perceptuelle, spatiale ou mythologique. D’autres œuvres se servent de la photographie et de l’installation photographique et vidéo pour évoquer les manières dont la technologie peut altérer notre perception de la nature. D’autres encore évoquent des paysages arborescents au moyen de représentations picturales ou de dessins en silhouette, avec toutefois suffisamment de présence plastique ou gestuelle pour assurer que les regardeurs demeurent pleinement conscients que l’objet de leur regard n’est, chaque fois, qu’une allusion à l’idée d’un lieu.

Verdure n’a pas pour propos la réunion de représentations réalistes ou mimétiques de la forêt et de la flore. Au contraire, l’exposition souhaite plutôt attirer l’attention des visiteurs sur le caractère construit de notre appréciation de la nature, sur les différentes manières dont notre compréhension de celle-ci est tributaire d’une construction visuelle et culturelle. Dans ce dessein, elle présente une variété de pratiques et d’approches artistiques qui, chacun à sa façon, nourrit un même intérêt, une même sensibilité.


Alexandre Castonguay: Arbe

Arbre, son œuvre la plus récente, est une sculpture vidéo façonnée à partir de petits écrans LCD disposés de façon à reproduire approximativement la hauteur et la forme d’un arbre en milieu urbain, entouré d’une protection d’acier. Chaque écran de la composition présente en boucle une séquence de gros plans de la section de l’arbre à laquelle il correspond. Les images légèrement vacillantes créent une impression de va et vient entre les natures respectivement figée et fluide de la photographie et du film; elles font écho aux fluctuations perceptuelles entre l’apparence de la réalité et sa simulation inhérente à l’œuvre. En choisissant comme objet un élément a priori banal du paysage de tous les jours, Castonguay incite le regardeur à renouveler sa perception du quotidien, devenue, par l’intervention de la technologie, séduisante et digne de contemplation.

Arbre soulève également des questions plus vastes. Son sous-texte demande : « Quelle part de nos expériences actuelles est filtrée, voire altérée, par la publicité et le divertissement véhiculés à l’écran — de la télé, du cinéma, de l’ordinateur ? Quelle est la différence entre un arbre véritable et un arbre factice qui reproduit la présence du premier ou, mieux, qui la bonifie, sortant l’arbre de son paysage naturel pour l’introduire dans un environnement mieux adapté aux besoins du regardeur soucieux de questions pratiques d’entretien et d’horticulture ? » Par sa simplicité tranquille, Arbre nous incite à nous demander si la perception du réel dans le temps et l’espace a été irrévocablement altérée par la technologie, nécessitant ainsi une révision complète de notre compréhension de la façon dont nous interagissons avec nos environnements.

Ayant recours aux nouvelles technologies et à l'art numérique, Alexandre Castonguay réfléchit sur l'utilisation et les limites de ces médiums. Il crée, notamment, des environnements technologiques où le spectateur prend conscience de sa relation avec l'oeuvre. Les références croisées au design, à la production technologique et à l'histoire de l'art agissent doublement comme ancrage dans ces traditions ainsi qu'ils remettent en jeu les attentes et concepts véhiculés par ces disciplines. Travaillant non seulement avec la photographie numérique et l'installation interactive, Alexandre Castonguay contribue aussi au développement du domaine des logiciels informatiques libres.

Alexandre Castonguay poursuit depuis une dizaine d’années une œuvre multidisciplinaire axée sur la photographie numérique, la vidéo, l’installation informatisée et Internet. Originaire de l’Outaouais, où il vit et travaille, Alexandre Castonguay enseigne au département d’arts visuels à l’Université d’Ottawa. Il est également membre fondateur et directeur artistique d’Artengine, un site Internet qui est géré par des artistes en arts visuels et médiatiques et qui leur est destiné. Artiste engagé, il contribue au développement du domaine des logiciels libres. L’artiste a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et à l’étranger, notamment à New York, Los Angeles, Santiago et Mexico. En 2004, il remportait le prix Graff institué à la mémoire de Pierre Ayot. Pour plus de renseignements sur le travail d'Alexandre Castonguay et sur le code source libre consulter artengine.ca


Michel de Broin: Planque

La pastille centrale du carrefour giratoire rappelle une île, encerclée par le flot de la circulation automobile. Le lieu de l’œuvre est utopie d’un espace solitaire au milieu de la circulation. La cabane est un refuge précaire en relation étroite avec le lieu où elle vient s’inscrire. Modeste demeure, elle est souvent construite sans permis et sans plan préalable. Son statut est ambigu ; elle s’installe dans le paysage comme une mauvaise herbe, un corps étranger qui échappe en quelque sorte à la planification. N’étant pas complètement étanche, elle est un espace sensible intermédiaire entre l’Intérieur et l’Extérieur. Bref, elle est le lieu psychique par excellence, à l’écart du monde, elle est au centre de son environnement souvent fait du même matériau. Installé une cabane dans ce lieu de circulation, encerclé par le mouvement giratoire des automobiles agressives, bruyantes et polluantes est une manière un peu violente de replacer l’être humain au centre.


Michel de Broin: Superficielle

« Une réflexion sur la transparence dans le contexte du château d'Andlau m'a amené à vouloir effacer la ruine dans un dispositif qui nous permettrait de voir à travers son épaisseur pour qu'elle devienne transparente. Finalement, c'est plutôt un rocher au coeur de la forêt avoisinante qui disparaît dans mon projet. Un miroir s'en est emparé pour l'enrober de ses reflets. Dans ce jeu d'éclat, le rocher se dissimule dans ses réflexions. Parce qu'il réfléchit le rocher ne se laisse pas tromper, on ne peut le saisir, c'est lui qui nous prend. »


Michel de Broin + Ève K. Tremblay: Honeymoons

Dans le projet Honeymoons, les artistes Ève K. Tremblay et Michel de Broin s'unissent pour collaborer à une oeuvre photographique explorant la tension qui anime la rencontre de deux univers singuliers. « Nous avons effectué plusieurs voyages à caractère expérimental, se prenant l'un et l'autre comme objet de fascination. Ces pérégrinations ont été autant d'occasion d'étudier un phénomène invisible, par lequel se communique silencieusement de l'information. Les lunes de miels répétées encore et encore sont autant de voyage vers l'autre. Devenu notre manière de chercher ce qui est formidable dans le banal, Honeymoons est la mise en oeuvre d'un équilibre chaque fois retrouvé à travers un arsenal de signes devenus les conducteurs par lesquels circule un champ magnétique qui permet à deux mammifères de s'aimer. » Ce qui se dégage du projet des deux artistes est cette captivante exploration de l'invisible topographie du rapport amoureux.

À 36 ans, Michel de Broin a déjà une production imposante. Il a souvent présenté ses œuvres en solo ou en groupe dans de nombreux lieux d'art actuel au Canada, en Europe et aux États-Unis. Son travail a été abondamment commenté dans diverses revues d'art telles que Parachute, Technikart, Artpress et Espace. Il a reçu plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et, en 1999, de la Krasner-Pollock Foundation de New York. Lauréat des prix Pierre-Ayot 2002 et Québec-Capitale 1998 de la Fondation Découverte, il vit et travaille actuellement à Berlin.

Eve K. Tremblay est une artiste de Montréal née en 1972. Après des études en littérature française à l’université de Montréal et un certificat en théâtre au neighborhood Playhouse de New York (94-95), elle complète un bacchalauréat en Beaux-arts à l’Université Concordia en 2000 à Montréal. Elle a exposé au Canada et ailleurs. Elle est récipiendaire de bourses du conseil des arts du Canada et du conseil des arts et des lettres du Québec, entre autres pour une résidence au iaab et le Christof Merian Stiftung de Bâle (2003) et au CEAAC de Strasbourg (2005-06). Son travail a été publié dans des magasines d’art tels que CV Photo, Ciel Variable, Spirale, ETC, Parachute, Esse, Border Crossing et Mix Magazine.


Dil Hildebrand

La production artistique de Dil Hildebrand se nourrit des décors de théâtre, de film et de télévision qu’il crée depuis dix ans. Cette connaissance intime des environnements scéniques et dramatiques lui permet d’adopter une approche médiatique pour représenter la nature, où les étendues sauvages deviennent autant de scènes artificielles conçues pour recevoir une interaction narrative. À l’instar des illusions optiques et des procédés de simulation requis pour créer les univers factices du spectacle, Dil Hildebrand s’en remet à la qualité de ses matériaux et à la multiplicité de ses perspectives pour construire une abstraction de la nature qui soit filtrée et orientée/guidée par les conventions des arts et médias de divertissement.

Dil Hildebrand est né à Winnipeg. En 1998, il obtient son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, où il poursuit actuellement des études de maîtrise à la Faculté des beaux-arts. L’artiste vit et travaille à Montréal.


Louis Joncas

Louis Joncas reprend dans une version contemporaine, les thèmes de la nature morte et de la vanité traditionnellement associés à la peinture. Travaillant avec le médium photographique, l'artiste dépeint les habitudes et les excès de la société de consommation en mettant, notamment, à l'avant-plan les déchets reliés à des gestes exécutés quotidiennement comme manger, nettoyer et acheter. Joncas explore aussi à travers le sujet du paysage ces notions de vanitas et de memento mori. L'isolement de fragments de nature et leur propulsion en avant-plan contraignent le regardeur à les contempler dans un contexte d'insistance l'invitant à réfléchir à sa propre existence.

"Naturalis, l'exposition de photographies récentes de Louis Joncas, présentée en ce moment chez Pierre-François Ouellette, évoque à travers le thème du paysage le passage du temps... Ces photographies, bien différentes de la précédente série de l'artiste intitulée Détritus (des natures mortes mettant en scène des fruits pourris en décomposition), s'insèrent néanmoins dans la même exploration du thème de «Vanitas». L'artiste a passé un an à photographier un même endroit dans la forêt boréale du nord du Québec. Le résultat apparaît dans ces photographies majestueuses, sans titre, qui représentent des arbres, des feuillages à différents moments de l'année. «Investigation de la vie et des forces du temps», cette contemplation, qui se veut regard philosophique, ne sombre pas dans le lyrisme romantique. Louis Joncas privilégie les nuances subtiles d'effets, de lumière et de couleur (le noir des cadres autour de certaines photographies alourdit d'ailleurs parfois cette composition). La végétation est omniprésente, sauvage, presque étouffante. Elle ne porte aucune trace de présence humaine. Cette approche de la forêt avec une disposition «all over», qui élimine tout point de fuite, évoque le travail de Thomas Struth avec ses Paradise Series. Mais, dans l'oeuvre de Louis Joncas, les lieux sont investis d'un symbolisme personnel. Il s'en dégage une impression de solitude, de réflexion. Des oeuvres emplies d'une poésie sauvage. " Le Devoir: Photographie - Poésie sauvage. Michel Hellman. Samedi 3 avril, 2004.


Marie-Jeanne Musiol

Que ce soit avec le portrait, le paysage ou bien la photographie électromagnétique, Marie-Jeanne Musiol se penche sur les différents niveaux d'apparition de l'image sur le papier sensible et les limites de la représentation photographique. Privilégiant le noir et le blanc, l'artiste cherche à capter l'intangibilité de ses sujets. Préoccupée par la relation entre la matière, l'énergie et la mémoire, ses recherches l'ont conduite vers le procédé Kirlian qui capte, suite à une décharge d'ondes électromagnétiques, le champ énergétique des objets qu'elle photographie. Marie-Jeanne Musiol élabore ce qu'elle appelle « un répertoire de configurations énergétiques où l'empreinte des objets et des pensées-formes qui modifient le vivant est encodée dans la lumière. »

Les installations photographiques de Marie-Jeanne Musiol ont été exposées dans des galeries et musées au Canada et à l'étranger: Galerie Aubes, Montréal (1988); le Centre culturel canadien, Rome (1989); le Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa (1992, 1993); la galerie Liana et Danny Taran, Montréal (1994); Vox image contemporaine, Montréal; la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal (1995); la galerie Yves LeRoux, Montréal (1996); le Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (1996); le Centre d'Art Santa Mònica, Barcelone et Les Brasseurs, Liège (1996); Le Mois de la Photo, Montréal (1997); Gallery 44, Toronto (1996, 1999, 2004); le Centre commémoratif de l'Holocauste, Montréal (2000); Dazibao, Montréal (2001); la Galerie d'art d'Ottawa (1993, 2001, 2002, 2003); AxeNéo7, Gatineau (1991, 2002); le Musée d'art urbain, Montréal (2002/04); Armando Museum, Amersfoort, Pays-Bas (2002); Pierre-François Ouellette art contemporain, Montréal (2003, 2006); Galerie des Grands Bains Douches, Marseille (2003); Oboro, Montréal (2005); le Jardin botanique de Montréal (2005); ZKM, Karlsruhe, Allemagne (2005); Conde Duque Medialab, Madrid;V2/ Tent, Rotterdam; Ludwig Museum, Budapest et La Maison Européenne de la Photographie, Paris (2006) Ses oeuvres se trouvent entre autres au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée canadien de la photographie contemporaine, à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque nationale du Québec, à la Galerie d'art d'Ottawa et au Musée d'art urbain de Montréal. Her works are in the collections of the Museum of Contemporary Photography, Ottawa; Bibliothèque Nationale de France; Bibliothèque nationale du Québec; National Library of Canada; Musée national des beaux-arts du Québec, The Ottawa Art Gallery and Musée d'art urbain de Montréal.


Annie Thibault

« Cercle de Sorcières établit un lien entre le travail principal de Thibault sur les micro-organismes et cet intérêt naissant pour les macrochampignons. L’œuvre opère une rencontre entre une théorie scinetifique datée, relative aux micro-organismes, la panspermie, et une expression populaire concernant les champignons. Formulée au XIXe siècle par le chimiste suédois Svente Arrhenius à la suite de l’invalidation de la thèse de la génération spontanée par Pasteur, et maintes fois évoquée dans le œuvre de Thibault, la panspermie avance l’idée que la vie serait arrivée sur Terre d’une planète éloignée sous ls forme d’une spore. Une théorie contemporain apparentée soutient qu’elle aurait été transportée dans une météorite ou encore qu’elle serait contenue dans les gouettes de rosée qui apparaissent à l’aube. La photographie de Cercle de Sorcières établit une association poétique entre ces thèses scientifiques caduques et l’expression populaire désignmant les cercles que dessinent les champignons lorsqu’ils sortent à l’aube. »

Annie Thibault habite et travaille à Gatineau (Québec). Elle a complété ses études en sciences pures et a obtenu un Baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Hull. Récipiendaire du titre universitaire Claudia De Hueck en Arts et en Sciences en 1998, elle a aussi obtenu une médaille d’or en sculpture aux Jeux de la Francophonie. Certaines de ses oeuvres figurent aussi parmi les collections du Musée du Québec et de la ville d’Ottawa


Luc Courchesne

Luc Courchesne participe à l'émergence des arts médiatiques il y a vingt cinq ans alors que, vidéaste inspiré par une génération de cinéastes expérimentaux tels Michael Snow et Hollis Frampton, il est initié aux technologies informatiques. Ses travaux portent d'abord sur le portrait interactif, une grande tradition artistique qui cherche sa nouvelle expression. Plus récemment c'est sur le paysage un autre genre important que porte son attention. Inventeur d'un dispositif qui permet l'immersion visuelle, il contribue par ses installations et ses images « panoscopiques » à transformer le spectateur de l'œuvre en visiteur qui, comme l'Alice de Caroll, peut désormais traverser le miroir.

Son travail a été présenté dans une douzaine de pays en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Océanie. Il a notamment fait l'objet d'une exposition personnelle au Museum of Modern Art de New York et a participé à plusieurs événements importants dont la Biennale '95 de Kwangju en Corée à l'invitation de Nam June Paik. En 1997, son installation Paysage no. 1 a mérité avec le Grand Prix de la première Biennale du NTT InterCommunication Center de Tokyo et en 1999 l'Award of distinction dans la catégorie Interactive art des Prix Ars Electronica à Linz en Autriche. Ses instalaltions font partie notamment des collections du Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa), du Medienmuseum du ZKM (Karlsruhe, Allemagne), du NTT Intercommuncation Center (Tokyo) et du Musée de la communication (Berne). Luc Courchesne vit et travaille principalement à Montréal. Il est président le la Société des arts technologiques et, depuis 1989, professeur à l'Ecole de design industriel de l'Université de Montréal ou il initie les étudiants à la médiatique et aux problématiques du design expérienciel.


Marie-Josée Laframboise

Ces dessins-estampes numériques sont inspirés d'une intervention réalisée l'été dernier en Allemagne; Schwebende Schicht/Couche flottante. « Ce que je retire, soustrait du lieu, de l'expérience par la photographie et ce qui est projeté par le dessin, dit l’artiste, créent un aller-retour. » Dans cette série, le dessin répond, tantôt subtil ou imposant fait écho à la juxtaposition de deux photographies. Entre la photo qui capture un moment privilégié ou un point de vue, et où le dessin devient leur extrapolation mentale et une tentative de prolongement dans le temps.

Née à Québec, Marie-Josée Laframboise vit et travaille à Montréal (Québec, Canada). Diplômée de la Maîtrise en art de l’Université Concordia (Montréal, 2002) et de celle de la Glasgow School of Art (Écosse, 2000), elle expose professionnellement depuis 1992. Outre le Canada, ses installations in situ ont été présentées à plusieurs reprises en Suisse, en Allemagne, en Autriche lors d’expositions collectives, de résidences ou de symposiums. Ses œuvres sont représentées, entre autres, dans les collections suivantes : Musée national des beaux-arts du Québec, Fondation Christoph Merian (Bâle, Suisse) et Migros Klubschule (Bâle, Suisse). Le Musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice vient de lui consacrer une exposition individuelle.


Ed Pien

Ed Pien s'inspire de mythes asiatiques et de contes occidentaux pour créer des dessins d'univers fantastiques et par moments inquiétants, rappelant certaines oeuvres de Jérôme Bosch et de Francisco Goya. Le traitement du dessin est très expressif et le processus de création découle d'une grande spontanéité. Privilégiant l'encre et le papier translucide, l'artiste réalise aussi des installations sensuelles où le spectateur est invité à traverser des corridors de papier et à côtoyer de près de petits monstres tremblants, mi-humains, mi-animaux. Né à Taiwan, vivant au Canada depuis qu'il a onze ans, Ed Pien vit et travaille à Toronto.