Marie-Jeanne Musiol

Que ce soit avec le portrait, le paysage ou bien la photographie électromagnétique, Marie-Jeanne Musiol se penche sur les différents niveaux d'apparition de l'image sur le papier sensible et les limites de la représentation photographique. Privilégiant le noir et le blanc, l'artiste cherche à capter l'intangibilité de ses sujets. Préoccupée par la relation entre la matière, l'énergie et la mémoire, ses recherches l'ont conduite vers le procédé Kirlian qui capte, suite à une décharge d'ondes électromagnétiques, le champ énergétique des objets qu'elle photographie. Marie-Jeanne Musiol élabore ce qu'elle appelle « un répertoire de configurations énergétiques où l'empreinte des objets et des pensées-formes qui modifient le vivant est encodée dans la lumière. »
Les installations photographiques de Marie-Jeanne Musiol ont été exposées dans des galeries et musées au Canada et à l'étranger: Galerie Aubes, Montréal (1988); le Centre culturel canadien, Rome (1989); le Musée canadien de la photographie contemporaine, Ottawa (1992, 1993); la galerie Liana et Danny Taran, Montréal (1994); Vox image contemporaine, Montréal; la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal (1995); la galerie Yves LeRoux, Montréal (1996); le Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (1996); le Centre d'Art Santa Mònica, Barcelone et Les Brasseurs, Liège (1996); Le Mois de la Photo, Montréal (1997); Gallery 44, Toronto (1996, 1999, 2004); le Centre commémoratif de l'Holocauste, Montréal (2000); Dazibao, Montréal (2001); la Galerie d'art d'Ottawa (1993, 2001, 2002, 2003); AxeNéo7, Gatineau (1991, 2002); le Musée d'art urbain, Montréal (2002/04); Armando Museum, Amersfoort, Pays-Bas (2002); Pierre-François Ouellette art contemporain, Montréal (2003, 2006); Galerie des Grands Bains Douches, Marseille (2003); Oboro, Montréal (2005); le Jardin botanique de Montréal (2005); ZKM, Karlsruhe, Allemagne (2005); Conde Duque Medialab, Madrid;V2/ Tent, Rotterdam; Ludwig Museum, Budapest et La Maison Européenne de la Photographie,
Paris (2006).
Elle a publié des livres d'artistes à tirage limité: Le trou noir de l'histoire (1989), Sept ouvertures (1991) et In the Shadow of the Forest (1998). Elle a aussi travaillé extensivement à Auschwitz la question de la transmission de la mémoire vive et produit la vidéo Do Falling Leaves Go Unseen ? (1995). La vidéo Corps de lumière. Champs de lumière. États (2000) prolonge la réflexion sur l'énergie qui entoure les corps sous forme d'émanations lumineuses. Le livre Corps de lumière/Bodies of Light paru en 2001 a obtenu de nombreux prix pour le graphisme. Ses oeuvres se trouvent entre autres au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée canadien de la photographie contemporaine, à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque nationale du Québec, à la Galerie d'art d'Ottawa et au Musée d'art urbain de Montréal. Pour plus de renseignements sur le travail de Marie-Jeanne Musiol consulter: http://www.musiol.ca

21 octobre - 2 décembre 2006
Marie-Jeanne Musiol : Miroirs du cosmos
Arc Poetry Magazine, revue de poésie d'Ottawa, se déplace jusqu'à Montréal pour lancer son tout dernier numéro, Arc 57, le samedi 2 décembre 2006, de 15 h 30 à 17 h 30. L'événement est organisé par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain et coïncidera avec la clôture de l'exposition Miroirs du cosmos de Marie-Jeanne Musiol, dont les oeuvres figurent dans Arc 57.
Arc 57 met en valeur les gagnants du concours international Arc Poème de l'année et les choix des éditeurs, en plus des gagnants du prix Diana Brebner, prix qui reconnaît le travail des poètes de la région de la capitale nationale qui n'est pas
encore publié sous forme de livre. Les poètes Alexandra Pasian et Mark Frutkin ainsi que Rhonda Douglas (récipiendaire du prix Diana Brebner (2006) et Sandra Ridley (mention honorable Arc 57) liront des ouvres choisies d'Arc 57.
La lecture débutera à 15 h 30.
La galerie est heureuse de souligner son 5ème anniversaire en vous invitant au vernissage de l'exposition Miroirs du cosmos de Marie-Jeanne Musiol. L'artiste y présentera une nouvelle série de photographies présentées sous forme de boites lumineuses et une vidéo de 15 mn accompagnée d'une bande sonore réalisée par John Mark Seck et Alvaro de Minaya. L'artiste note:
"Après avoir capté l’empreinte lumineuse de nombreuses plantes pour élaborer une petite botanique énergétique, je suis allé voir de quoi était faite au juste la couronne brillante qui les enveloppe. Avec un outil vidéo, je suis entrée dans le corps de lumière des végétaux et leurs particularités sont devenues aussitôt apparentes: configurations d’explosions, cocons ou filets de lumière, incandescences, trous noirs, constituent la topographie du déploiement. La lumière qui baigne la plante, captée dans son champ électromagnétique, contient aussi dans sa substance éthérée l’image miroir du cosmos. Dans un rapport d’échelle surprenant, les structures du très grand que nous donne à voir le télescope Hubble apparaissent enroulées, contenues dans les filets lumineux de chaque plante.
Curieusement, cet effet parabolique se manifeste à la croisée de l’analogique et du numérique. Le champ lumineux de la plante est capté sur négatif noir et blanc. Observé à l’oeil nu ou imprimé sur papier photo, le déploiement d’allure cosmique dans les zones de lumière de la plante n’est pas apparent. Mais une fois numérisé, le négatif libère pleinement son information aux échos stellaires enfouis dans l’épaisseur de la couche argentique. Une troisième dimension se révèle alors dans l’image, où la matière semble devenir un substrat de la lumière qui prend des formes miroirs surprenantes. Miroirs du cosmos trace cinq parcours différents où la topographie de quatre plantes et d’un minéral dicte l’itinéraire de la vidéo au centre de cette terra incognita. Les détails varient d’une plante à l’autre - du plectranthus à la dryoptéride - pour créer un survol imprévisible dans un univers naturel irradiant.
Une quinzaine de boîtes lumineuses marquent par ailleurs l’arrêt sur le détail, la captation de moments singuliers, le cadrage où des paysages surgissent et s’organisent dans l’espace: figures d’astres, de constellations, de nébuleuses, de trous noirs. Ici, l’image photographique transite par le numérique pour revenir se fixer sur un transparent positif. Le grain toujours présent rappelle la filiation d’origine des photos lumineuses, réminiscentes de la “forêt radieuse” où Goethe éprouvait comme un éblouissement mystique. Le constat le plus saisissant dans ce voyage au coeur de la lumière des plantes? L’immersion totale de la plante dans un état lumineux, y compris ses zones d’énergie noire."
La galerie est fière de souligner que la revue CV ciel variable présentement en kiosque (no 70) présente un portfolio de ces oeuvres accompagné par un texte de Sylvain Campeau. La revue ARC quant à elle publiera une autre série de ces oeuvres dans le numéro 57 qui sera lancé à la galerie le 2 décembre. A cette occasion, la galerie accueillera des poètes ayant contribué à ce numéro et l'artiste.
Les installations photographiques de Marie-Jeanne Musiol ont été exposées dans des galeries et musées au Canada et à l'étranger. Son installation Corps de lumière vient d'être montrée à La Maison Européenne de la Photographie à Paris dans le cadre de l'exposition Résonances qui a circulé en Europe au ZKM à Karlsruhe en Allemagne, au Conde Duque Medialab à Madrid, au V2/ Tent à Rotterdam et au Ludwig Museum à Budapest.
N.B. Dû à la participation à la foire Art Toronto, la galerie sera fermée du 7 au 10 novembre
Heures d’ouverture de la galerie du mardi au samedi de 12h à 17h30
30 août - 4 octobre 2003
Marie-Jeanne Musiol: Nouveaux portraits
La galerie Pierre-François Ouellette art contemporain est heureuse de présenter Nouveaux portraits, une exposition individuelle de Marie-Jeanne Musiol du 30 août au 4 octobre 2003. L'artiste sera présente à la galerie le samedi 6 septembre et dans le cadre des Journées de la Culture le samedi 27 septembre de 14 à 17h. L'artiste précise en ce qui a trait à cette exposition:
"Je fais des portraits depuis 1992. Ce sont des études de figures qui émergent ou disparaissent dans l'espace du noir. Les Nouveaux portraits montrent le visage maintenant lisible du sujet et quelques-unes de ses variantes - petites photos d'accompagnement extraites de la séquence des prises de vue, d'où est tiré le visage choisi pour agrandissement dans le portrait définitif. Chacune des personnes photographiées est une connaissance qui a accepté de regarder la caméra au cours d'une séance très rapide ne laissant pas de temps pour la pose. Le sujet est là, il est capté sans formalité. Je vois dans ces images un condensé des possibilités du portrait et de la matière photographique. La granularité très affirmée du point photographique s'apparente à la consistance de l'atome. Comme l'atome, le point photographique s'insère dans un continuum avec des millions d'autres points qui se lient et se délient pour constituer l'image. Dans ce mouvement permanent, sujet et photographie se matérialisent comme une possibilité parmi d'autres. Le corps apparaît clairement pour ce qu'il est: un agrégat. De la même manière que les points se cristallisent pour former le corps solide et visible, ils peuvent aussi se délier et devenir des porteurs de fréquences non matérielles dans un champ énergétique. La délimitation entre le corps solide et sa contrepartie énergétique est semée de trous, ces espaces que l'on voit entre les points photographiques du portrait."
L'artiste et la galerie tiennent à souligner qu'il se tient à Montréal une autre exposition présentée par le Musée d'art urbain. Intitulée Silences. Marie-Jeanne Musiol, cette exposition se poursuit jusqu'au 1er octobre 2003. Le Musée d'art urbain a aussi lancé une publication qui fait le point sur la série d'œuvres présentée sur la place publique à Montréal. Les œuvres sont toujours visible sur les trois sites du Musée soit le Vieux-Port de Montréal (devant le Centre des sciences), le Marché Bonsecours (façade sud) et le Café Cherrier (façade nord). Ces sites accueillent sept images grand format de l'artiste.
A noter aussi la publication qui accompagne l'exposition: En marge de l'exposition Silences. Marie-Jeanne Musiol, qui se poursuit jusqu'au 1er septembre 2003, le Musée d'art urbain lance ces jours-ci une publication qui fait le point sur la série d'œuvres présentée sur la place publique à Montréal par l'artiste photographe québécoise Marie-Jeanne Musiol. L'exposition est toujours visible sur les trois sites du Musée soit le Vieux-Port de Montréal (devant le Centre des sciences), le Marché Bonsecours (façade sud) et le Café Cherrier (façade nord). Ces sites accueillent sept images grand format de l'artiste.
Les photographies de Marie-Jeanne Musiol cherchent à restituer le caractère essentiel d'une réalité. Celle-ci peut prendre la forme d'un personnage : c'est le cas dans les photographies exposées au Marché Bonsecours et au Café Cherrier, où les personnages émergent des ténèbres dans une pose où rien ne vient distraire notre regard de ce qu'ils sont profondément. Cette réalité dont on ne garde que l'essentiel peut aussi prendre la forme d'un paysage, comme c'est le cas pour les œuvres exposées dans le Vieux-Port. La gravité de ces images nous saisit d'autant plus lorsqu'on apprend que ces photographies ont été prises dans les alentours d'un camp de concentration en Pologne, pays d'origine de l'artiste. Dans ces œuvres, la nature est devenue un témoin de l'histoire et des souffrances qui l'ont traversée.
La nouvelle publication du Musée d'art urbain permet de documenter une exposition qui, par son caractère à la fois sobre et saisissant, a ajouté une note singulière au paysage de l'art public à Montréal. Des photographies des sites, au fil des saisons, ainsi que des commentaires de l'artiste et une introduction de la commissaire, France Gascon, permettent de refaire le parcours proposé par les œuvres. Le catalogue de l'exposition, conçu par Kolégramdesign, a pu être réalisé grâce à une aide financière du Conseil des arts et des lettres du Québec. L'exposition Silences a quant à elle bénéficié de la collaboration de la Collection Loto-Québec. Le Musée a également reçu pour cette exposition le soutien de la Société du Vieux-Port de Montréal, du Marché Bonsecours, du Service de la culture de la Ville de Montréal, du Café Cherrier, de Michel Dallaire Design, d'Enseicom ainsi que de GHQ Québec.