Jérôme Fortin
Activités récentes / Nouvelles
-Galerie d’art Stewart-Hall, « L’Abstraction au Québec : Hier et aujourd’hui » (du 12 mai au 22 juin), commissaire : Joyce Millar, www.ville.pointe-claire.com
-Fondation Derouin, Les Jardins du Précambrien, « Le Voyage », Val-David, commissaire : Danielle Lord, www.jardinsduprecambrien.com
-25e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (du 3 août au 2 septembre), « S’engager ici et maintenant, s'engager dans l'art », commissaire : Nicolas Mavrikakis, www.centredart-bsp.qc.ca/symposium.aspx
-Résidence d’artiste et exposition Tokyo Wonder Site en novembre 2007, www.tokyo-ws.org/english
-Collège de Maisonneuve, Clinique d’hygiène dentaire, œuvre du 1% , Politique d'intégration des arts à l'architecture et à l'environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics
-Festival off-courts, 8e rencontres du court-métrage France-Québec (du 1er au 9 septembre), Trouville-sur-mer, www.off-courts.com
Avec ses sculptures-installations, Jérôme Fortin combine la pratique des cabinets de curiosités, musées privés du XVIe siècle, à la pratique de consommation de masse des XXe et XXIe siècles. Bouchons de liège, bouteilles de plastique, livres, allumettes, clous et boîtes de conserve sont astucieusement manipulés et assemblés en plusieurs séries de curiosités visuelles et plastiques, dont les formes, couleurs, textures et volumes évoquent les fleurs, coquillages, bijoux et amulettes, anciennement rassemblés par les curieux pour leur caractère exotique. L'apparence poétique et énigmatique des sculptures de Jérôme Fortin détourne l'aspect usuel des objets du quotidien pour exulter notre regard contemporain.
Né à Joliette en 1971, Jérôme Fortin vit et travaille à Montréal. Depuis 1996, il a présenté une dizaine d'exposition individuelles principalement au Québec et au Canada. Il a participé à de nombreuses expositions collectives au Québec et au Canada, mais aussi à l'étranger : New York, Bruxelles, Bologne, Dieppe, Berlin. Il a effectué également plusieurs résidences d'artiste, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York) et à la Fondation Christoph-Merian (Bâle_. Le Musée d'art de Joliette a présenté Ici et là en 2002, sa première exposition muséale individuelle qui a aussi été présentée au MacLaren Art Center (Barrie) et à la Dalhousie Art Gallery (Halifax). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot. Ses oeuvres sont dans les collections du Musée d'art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée de Joliette, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Ville de Montréal ainsi que dans plusieurs collections corporatives et particulières. Pour plus de renseignements sur le travail de Jérôme Fortin consulter: http://www.jeromefortin.com
15 juin - 13 août
Trashformations: Michel de Broin, Jérôme Fortin, Karilee Fuglem, Louis Joncas
Dans Trashformations, Jérôme Fortin présente pour la première fois à Montréal trois Marines de grand format qui ont été installées précedemment à ARCO (Madrid) en février 2005. La série des Marines a été développée à Est-nord-est (Saint-Jean-port-Joli) lors d'une résidence d'artiste en 2001.
« Tous les jours, je longe le fleuve depuis Est-nord-est jusqu'au village. Sur mon parcours, je ramasse patiemment toutes les bouteilles de plastiques échouées sur les berges lors des grandes marées du printemps. La présence du fleuve Saint-Laurent m'émerveille, je passe le plus clair de mon temps à regarder ses jeux d'eau, ses vagues et ses marées. Au Centre, j'occupe mes soirées à découper ces contenants multicolores en de fins et longs rubans. J'agraffe ces bandes de plastique directement aux murs de mon atelier en Tondo, forme qui s'apparente à des hublots ou à la mer vue d'une lunette d'approche. Alignées de manière très dense les unes au-dessous des autres, ces bandes de plastique évoquent des vagues mouvementées. Ici et là, les goulots indiquent le nombre de bouteilles utilisées pour chacune des Marines. Selon les différentes textures, formes et couleurs des bouteilles, chacune de ces oeuvres possède ses propres qualités plastiques, la transparence de certaines par exemple, produit un effet similaire au reflet de la lumière sur l'eau. »
Né à Joliette en 1971, Jérôme Fortin vit et travaille à Montréal. Depuis 1996, il a présenté une dizaine d'exposition individuelles principalement au Québec et au Canada. Il a participé à de nombreuses expositions collectives au Québec et au Canada, mais aussi à l'étranger : New York, Bruxelles, Bologne, Dieppe, Berlin. Il a effectué également plusieurs résidences d'artiste, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York) et à la Fondation Christoph-Merian (Bâle_. Le Musée d'art de Joliette a présenté Ici et là en 2002, sa première exposition muséale individuelle qui a aussi été présentée au MacLaren Art Center (Barrie) et à la Dalhousie Art Gallery (Halifax). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot. Ses oeuvres sont dans les collections du Musée d'art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée de Joliette, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Ville de Montréal ainsi que dans plusieurs collections corporatives et particulières. Il participe présentement à l'exposition Envers des apparences au Musée d'art contemporain de Montréal.
18 février - 13 mars 2004
Jérôme Fortin: Tondos
Tondos, la toute première série d'estampes réalisées par Jérôme Fortin sera présentée à Montréal, à la galerie Pierre-François Ouellette, du 18 février au 13 mars 2004. La série des Tondos a été développée suite à une résidence d'artiste intensive aux Ateliers Graff au printemps 2003. Inspirées du corpus d'œuvres des Marines, ces estampes ont été réalisées à partir de bandes de papiers divers à l'aide de la technique de la collagraphie.
"Par des gestes répétés et des plis sur plis, des motifs surgissent rappelant tantôt des rosaces tantôt une mer agitée. La galerie présentera l'ensemble entier des œuvres de cette série, chacune ayant été produite en édition de 10. Nous sommes heureux d'annoncer que les deux premières gravures de la série, Tondo I et Tondo II, viennent d'être acquis par la Bibliothèque nationale du Québec pour leur collection d'estampes. De toute évidence, l’art est pour Jérôme Fortin une activité qu’il pratique sans modération, avec une habileté qui confine à la prestidigitation.
Dans son jeu sans fin avec les matériaux, l’arrivée des estampes s’avère inattendue; en plus, elles renouvellent le genre. Dès l’abord, elles intriguent : on s’interroge sur la technique utilisée. Ce sont de simples feuilles de papier imprimé, tirées en général d’un seul livre, découpées de bout en bout et collées sur un carton rond.
Tout en affichant une relative uniformité visuelle, elles ont chacune leur personnalité. Il y a là une recherche étonnante dans la déclinaison des motifs, ce que les musiciens appellent des variations sur un thème. Sans jamais se lasser ou être lassant, Jérôme a exploré toute une gamme de textures, d’agencements qui évoquent des dessins aztèques ou incas, des écritures très anciennes, des végétaux ou des tissus; la liste des associations pourrait être longue car les allusions sont fines.
Devant nos yeux, un bouquet de nuances grises, blanches et noires. Estompée ou nette, la bande explore les infinies variétés de ces tons et invites le regard à la suivre dans ses méandres. Et pourtant, les objets qui ont servi de plaques, les matrices, sont aussi fascinantes que les estampes. Leur léger relief, leur couleur les distinguent et en font des oeuvres à part entière. À vrai dire, l’habileté joue un rôle important dans la production d’une oeuvre, mais il y a aussi le travail" - Pascale Beaudet
A voir également, du 14 février au 14 mars 2004, l'exposition Après l'atelier , à Plein Sud, un centre d'exposition en art actuel à Longueuil. Jérôme Fortin y présente ses dernières sculptures. L'artiste remercie le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec pour leur soutien. L'exposition Tondos bénéficie de l'appui du Ministère des Communications et de la Culture du Québec dans le cadre de son programme de soutien au marché de l'art 2003-2004.

13 juillet - 8 septembre 2002
Jérôme Fortin: Solitudes
Montréal, le 4 juillet 2002 - Solitudes, la nouvelle production de douze séries de livres pliés, réalisée par l'artiste québécois Jérôme Fortin sera présentée à Montréal, à la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain, du 13 juillet au 8 septembre 2002.
Solitudes est un projet rassemblant des centaines de livres transformés puis regroupés en tableaux. Chacune des pages de papier se plie aux gestes répétés que Jérôme Fortin exécute sur elles pour créer un effet saisissant de textures, de formes, de lignes, de sillons et de couleurs découpant l'espace de l'exposition. Roman, cahiers à colorier, bottins téléphoniques, bandes dessinées et cahiers à mots croisés offrent leurs spécificités comme autant de matériaux à manipuler avec toute la régularité et la patience dont requiert la répétition. Par sa méthodologie relevant presque de la méditation, l'artiste se prête à l'esprit de solitude et d'isolement, propre au temps alloué à la lecture, pour ensuite partager avec le public la transformation de ces objets prisés du quotidien vers une composition unique et multiple de grand format.
Le travail de Jérôme Fortin, réalisé à partir d'objets du quotidien et basé sur le concept des cabinets de curiosités du 16e siècle (devant lesquels collectionneurs et curieux d'autrefois se délectaient devant des trouvailles exotiques) remonte à 1996, où il créait de véritables curiosités à partir d'allumettes, bouchons de liège, boîtes de conserves et autres attaches-poubelle. En 2000, l'objet, auparavant ni tout à fait bijoux, ni tout à fait amulette et toujours unique dans sa proposition visuelle laisse place à un travail dorénavant élaboré en séries, où la forme se répète et où les variations touchent principalement les couleurs. Jérôme Fortin s'exerce à répéter les même interventions sur les objets d'une même catégorie, tels que fils de téléphones, livres et bouteilles de plastique, redonnant à l'objet transformé en variations multiples son caractère industriel d'origine.
Les ouvres de Jérôme Fortin ont été présentées dans plusieurs expositions collectives tant au Québec qu'à l'étranger, dont à la Biennale de Montréal en 1998, à la Galerie UQAM en 2000, à Officina America à Bologne en 2002. Il a aussi réalisé une résidence à New York où il devait exposé son travail dans le cadre de l'exposition Growth and Risk - Québec New York 2001, tragiquement interrompue par les événements du 11 septembre. Sa première exposition personnelle au sein du réseau des institutions muséales a présentement cours au Musée d'art de Joliette.
L'artiste tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal et la Revue Parachute pour leur contribution au projet.