Alexandre Castonguay
Ayant recours aux nouvelles technologies et à l'art numérique, Alexandre Castonguay réfléchit sur l'utilisation et les limites de ces médiums. Il crée, notamment, des environnements technologiques où le spectateur prend conscience de sa relation avec l'oeuvre. Les références croisées au design, à la production technologique et à l'histoire de l'art agissent doublement comme ancrage dans ces traditions ainsi qu'ils remettent en jeu les attentes et concepts véhiculés par ces disciplines. Travaillant non seulement avec la photographie numérique et l'installation interactive, Alexandre Castonguay contribue aussi au développement du domaine des logiciels informatiques libres.
Alexandre Castonguay poursuit depuis une dizaine d’années une œuvre multidisciplinaire axée sur la photographie numérique, la vidéo, l’installation informatisée et Internet. Originaire de l’Outaouais, où il vit et travaille, Alexandre Castonguay est professeur au département d’arts visuels à l’Université d’Ottawa. Il est également membre fondateur et directeur artistique d’Artengine, un site Internet qui est géré par des artistes en arts visuels et médiatiques et qui leur est destiné. Artiste engagé, il contribue au développement du domaine des logiciels libres. L’artiste a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et à l’étranger, notamment à New York, Los Angeles, Santiago et Mexico. En 2004, il remportait le prix Graff institué à la mémoire de Pierre Ayot. En 2006, le Musée d'art contemporain de Montréal présentait une exposition individuelle intitulée Éléments de l'artiste. Son oeuvre Digitale vient d'être présentée dans l'exposition inaugurale du centre New Media Beijing. Pour plus de renseignements sur le travail d'Alexandre Castonguay et sur le code source libre consulter artengine.ca

Jusqu'au 27 octobre, 2007
Alexandre Castonguay + Mathieu Bouchard + Ken Campbell
Dessin par numéros
Dans Dessin par numéros , un traceur monté au mur grave légèrement les images de spectateurs. Les dessins émanent de l'analyse d'image des mouvements des visiteurs dont elle conserve le contour. Ils sont effectués lorsque les visiteurs posent des gestes qui s'apparentent aux mouvements codés propres aux installations interactives et à l'utilisation d'appareils électroniques.
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29 octobre - 3 décembre 2005
Carte blanche à Alexandre Castonguay avec Ross Birdwise
Pierre-François Ouellette art contemporain est heureux de présenter deux expositions de Alexandre Castonguay et de Ross Birdwise. Alexandre Castonguay est reconnu pour créer des environnements technologiques où le spectateur prend conscience de sa relation avec l’œuvre. C’est notamment le cas avec Portapak qui est un long panorama vidéo réalisé depuis un train en partance d’Ottawa qui entre en gare au cœur de Montréal. Par le biais d’un écran tactile, l’artiste permet au regardeur de déterminer la vitesse et la direction du train. Mais, la linéarité du paysage crée un palindrome, c’est-à-dire que l’information est lisible autant de droite à gauche que de gauche à droite. En somme, peu importe l’intervention du spectateur, l’image crée continuellement son propre sens.
À l’intérieur des œuvres d’Alexandre Castonguay, nombreuses sont les références croisées à la technologie et à l’histoire de l’art. Le titre de l’œuvre ainsi que le support de l’écran tactile, le boitier d’une portapak, font directement référence aux premières caméras vidéo portables commercialisées vers la fin des années ’60 par la compagnie Sony. À l’époque, cette nouvelle technologie a permis une démocratisation de ce moyen de communication. Il était possible, dorénavant, pour le grand public de créer ses propres documentaires et ses films et de les visionner immédiatement après le tournage. C’est d’ailleurs grâce à cet outil que l’expérimentation de la vidéo d’art a pu voir le jour. Alexandre Castonguay met donc en relation l’ancien mode vidéo avec le numérique et permet au spectateur d’avoir un contrôle instantanné sur l’image enregistrée. Plus>>
17 juin - 11 septembre, 2004
Alexandre Castonguay: Digitale
La galerie Pierre-François Ouellette art contemporain est heureuse de présenter Digitale , une exposition individuelle d'Alexandre Castonguay (en collaboration avec Matthieu Bouchard) du 17 juin au 11 septembre. En plus de cette nouvelle œuvre interactive intégrant écran tactile et logiciels, la galerie dévoilera au cours de l'été deux nouvelles photographies traitées numériquement de la série Constructions. Soufflerie sont formés de l'agencement de centaines d’images sources. Les images ont été captées par un appareil photo analogue, puis numérisées et assemblées à l'aide d'un logiciel de traitement de l'image. La vue panoramique obtenue (360 degrés) révèle l'artifice de sa construction dans les découpages et changements de tonalités entre les composantes de l'image. Ces œuvres explorent les conventions picturales qui régissaient la représentation d'un espace en trois dimensions.
« Connu pour sa pratique de la photographie et du numérique, Alexandre Castonguay explore les possibilités et les limites de ces mediums par des moyens qui nous ouvrent en même temps dun espace de participation et de réflexion. Dans son installation interactive Digitale (2003), Castonguay utilise un appareil photo, un écran tactile et la projection pour mettre en jeu le corps, la technologie et le temps. L'installation consiste en un banc rembourré au centre duquel est inséré un ordinateur à écran tactile, alors qu'un Brownie, ce classique appareil photo do Kodak, relié par câble à l'ordinateur, repose sur le coussin. En manipulant l'appareil photo, il est possible d'activer les deux écrans simultanément. L'écran tactile montre des images couleurs en direct de la scène captée par l'objectif du Brownie, alors que le geste de capter un instantané en cliquant sur le bouton de l'appareil photo fige ces images du/dans le temps par la saisie et la fixation de leur projection en noir et blanc sur le mur. Qu'elle soit faite d'un flot visuel ininterrompu, ou remplacée par de nouveaux « instantanés », la projection commence rapidement à s'effacer et à perdre sa définition, devenant de plus en plus abstraite et granuleuse. Alors que la projection s'estompe jusqu'au « grain », l'effleurement de l'écran tactile proudit de fluides cercles concentriques et d'autres interruptions à la surface de l'image. L'œuvre propose un réflexion sur la photographie, la mémoire et l'instant. » - Renee Baert, conservatrice en art contemporain, Galerie d'art d'Ottawa
A voir également au Musée d'art contemporain de Montréal l'œuvre d'Alexandre Castonguay Générique (2001) et au Musée des beaux-arts de Montréal Le Dessin des passions (1998). Alexandre Castonguay est bachelier en arts de l`Université d`Ottawa. Depuis 1994, il a participé à des expositions aussi bien collectives qu`individuelles à New York, Los Angeles, Mexico at au Canada. Membre fondateur et directeur de ArtEngine, il est actuellement chargé de cours au déepartment d`arts visuels de l` Université d`Ottawa. Il poursuit des études de maîtrise à l`Univesité Concordia, à Montréal.
17 mai au 5 juil 2003
Alexandre Castonguay: Chutes
Le thème de cette installation vidéo sont les "Chutes" Chaudières de la rivière Ottawa. La beauté du site a attiré les visiteurs aux Chutes, qui furent le sujet de nombre de commentaires et de peintures du temps d'avant l'établissement de E.B. Eddy (une société de scierie). Par une interprétation moderniste, en forme de grille, l'installation tente de relever les notions du pittoresque et du sublime du 18ème et 19ème siècle, qui sont d'habitude associées à la peinture de paysage. L'œuvre met en jeu l'industrialisation et son mode de représentation privilégié.
24 nov au 22 dec 2001
Alexandre Castonguay (en collaboration avec Mathieu Bouchard): Générique
Générique est une installation informatisée qui allie métrage préenregistré et détection du mouvement. Les utilisateurs et utilisatrices sont invités à intervenir par la transposition de leur propre image dans le flot de celles qui défilent. En se déplaçant, ils agissent sur le déroulement des images en en modifiant la source et les couleurs. D'autres effets comme les ondulations de l'eau et l'incandescence du feu viennent se superposer. Les sources d'images correspondent à la description RVB (Rouge, Vert, Bleu) de pixels transposés dans le domaine de la nature, soit le feu, le feuillage et l'eau. Les séquences proviennent toutes de banques d'images commerciales mises à la disposition des artistes. L'oeuvre veut remettre en question l'utilisation à des fins commerciales d'images de la nature et d'effets imitant la nature, par l'insertion d'anomalies dans une expérience qui serait censée se dérouler sans incident.
Construction est formé de l'agencement de 96 images sources. Le sujet en est l'espace interne et la structure apparente d'un espace industriel (manufacture). Les images ont été captées par un appareil photo analogue, puis numérisées et assemblées à l'aide d'un logiciel de traitement de l'image. La vue panoramique obtenue (360 degrés) révèle l'artifice de sa construction dans les découpages et changements de tonalités entre les composantes de l'image. Je tente d'établir une équivalence entre l'espace industriel abandonné et les conventions picturales qui régissaient la représentation d'un espace en trois dimensions.